Premier tome de la série narrant les pérégrinations de Simon du Fleuve, "Le clan des centaures" introduit les personnages et le contexte : l'humanité est en proie à de graves troubles. Dès 1968, les manifestations se multiplient, les idéologies s'affrontent, les conflits se succèdent. Malgré l'ampleur des troubles, les grandes puissances décident de ne pas recourir aux engins atomiques (contrairement à ce qu'écrit le BDM à propos de cette série, héhéhé !), mais la société s'effondre, c'est la confusion totale, la chute et la régression.

D'une part, on assiste à un exode vers les campagnes où les gens s'organisent en petits clans, tentant de vivre en autarcie tout en se défendant contre les bandes de pillards qui sévissent. D'autre part, les autorités, ou plutôt ce qu'il en reste, créent de nouveaux centres administratifs locaux pour tenter de rétablir l'ordre, mais le totalitarisme guette...

 

Simon (c'est lui le héros !), blond, grand, fort, barbu, solitaire, est fait prisonnier par un groupe de cavaliers (oui, mais il avait le soleil dans les yeux...), qui le ramène au camp du clan des centaures, clan placé sous la férule d'un vieillard pacifique qui le fait donc libérer aussitôt (pas de bol pour Igaal, espèce de jeune loup fougueux et bouillant, amoureux de la fille du vieil homme en question : la "belle", enfin les goûts et des couleurs... Estelle).

Le temps passe, Simon et Estelle se rapprochent et, quelques grammes de romantisme dans un monde de brutes : il ira même jusqu'à renoncer à sa pilosité faciale pour elle !!! Côté légèretés et sentiments, le chapitre est clos car Igaal, jaloux, remet en cause les motivations du patriarche et exige que Simon subisse l'initiation, l'affronte (c'est ça l'initiation !) et le terrasse. Résultat : Simon est blessé et banni (déjà qu'il a perdu sa barbe virile, c'est décidément une sale période pour lui).

Quelques jours plus tard, alors qu'il se sustente, il est surpris par des bruits : c'est Estelle qui le rejoint, ô joie, ô bonheur ineffable ! Ne vous réjouissez pas trop vite car, blessée, elle agonise dans ses bras, lui avoue son amour (bin oui, quand même, qu'elle soit pas venue pour rien) et meurt : pof ! Simon ramène sa dépouille au camp et découvre l'horreur : c'est un carnage ! Ceux qui disposent d'armes modernes sont passés et pas en bons voisins, visiblement. Il enterre donc les morts, cache les livres épargnés par le saccage (on ne sait jamais, une soudaine envie de lecture...) et galope vers le soleil couchant...

 


Chronique par Hobbes


© Le Lombard

Simon du fleuve, tome 1

par Auclair

Ed. Lombard

1976

 
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