Vous pleuriez la disparition de Jacques Martin ? Et bien dansez maintenant, de joie ! Ce premier tome d'un tryptique a tout pour séduire les amateurs de péplums et des périples d'Alix dans ses meilleurs jours. Le scénariste est un élève de Martin, passé maître du genre. Le dessinateur est moins attendu dans ce registre mais s'en sort plutôt bien.
L'histoire commence à Rome, au premier siècle après Jules César, quand l'empire romain se bat pour étendre ses frontières et agrandir son empire et que son empereur envisage une petite pause, histoire de ne pas provoquer le caprice des dieux (ceci n'est pas une publicité déguisée). C'est évidemment à ce moment qu'une augure se veut mauvaise, désignant du bouclier un roi comme danger potentiel. Hormis le fait que le Roi parthe fâché, l'histoire démarre vraiment avec l'arrivée de Charax, l'officier romain proche de l'empereur au fort romain de Zeugma qui garde précisement la frontière orientale de l'empire aux portes du royaume dudit roi si mal parti. Chargé de restaurer l'ordre dans ce bastion éloigné, il se heurte rapidement au tribun local qui ne goûte guère l'impudence de ce plébéen donneur de leçons. Tous deux seront aux premières loges d'une trahison dont les conséquences restent à découvrir.
Dense, réaliste, bien documentée, l'histoire pêche par une certaine poussivité dans l'enchaînement des faits et se veut un tome de mise en place de l'intrigue. On n'y apprend somme toute que peu de choses avec une envie d'en savoir plus. Suite et fin dans les deux prochains tomes. |