Divine Nanami commence un peu de la même manière que Hayate, mais s’en sort un peu mieux, même si ce n’est pas le manga de l’année.
Dans ce premier tome, une jeune fille se retrouve à la rue, puisque son père, criblé de dettes à cause de son addiction aux jeux, l’a abandonnée. Errant dans les rues, elle rencontre un homme qui lui offre un toit... ou plutôt un temple délabré. Elle apprendra plus tard que cet individu n’était autre que le dieu de cet endroit : celui-ci ayant depuis longtemps abandonné son poste, Nanami est propulsée nouvelle déesse du temple. Cool ? Et bien pas vraiment, comme elle va pouvoir s’en rendre compte.
Divine Nanami se lit plutôt agréablement. En effet, l’auteur a su mettre en avant les points forts de son manga, qui, même s’il est loin d’être parfait, reste plutôt efficace.
Ainsi, les personnages ont du caractère (chose rare dans les shojo ?!). De plus, l’humour, bien que classique, est présent et apporte de la fraîcheur à cette série. Enfin, l’histoire est basée sur la culture traditionnelle japonaise, et met en avant le shintoïsme encore bien présent au pays du Soleil Levant. Un dossier explicatif de ces rites et de ces symboles est d’ailleurs inséré en fin de tome pour notre plaisir... et le développement de notre culture !
Bien sûr, l’humour est déjà vu, les dessins ne sont pas parmi les plus beaux, et le scénario est parfois quelque peu prévisible, mais cela n’est pas rédhibitoire. |