Cela se pressentait sur le précédent tome et se confirme sur ce quatrième opus. Si celui-ci ne perd pas de sa fraîcheur et de sa simplicité, son contenu devient un tantinet ennuyeux. Les passages touchants et drôles persistent mais les personnages trop lisses commencent à devenir un peu creux. Rin se rapproche dangereusement de la caricature de la petite fille modèle tandis que Daikichi commence à manquer cruellement de profondeur. Les questions quant à l'éducation de Rin affluent et les thèmes du "sacrifice" potentiel des parents pour leurs enfants sont abordés; Sujets consensuels et sociétaux qui ne manquent pas d'intérêt sauf que la réflexion n'est finalement pas poussée très loin. Or notre pauvre Daikichi n'existe pour le moment qu'à travers cela. Il apparaît même, en ce début d'album, profondément naïf, voire un peu idiot. Ainsi, petit à petit, il perd son identité et sert uniquement de faire-valoir aux difficultés et bonheurs de la paternité. Néanmoins Un drôle de père reste encore une lecture des plus agréables et la tendresse légère qui s'en échappe nous voilerait presque ces imperfections qui -on l'espère- disparaîtront avec le prochain numéro. |