En voilà un de titre qui m'a laissée bien perplexe ! Malgré le fait que j'entre dans la catégorie cible (adulte féminin), j'y ai trop vu les mêmes clichés qui m'exaspèrent en shôjô : un héros beau gosse, intelligent, drôle, des personnages secondaires niais, des situations courues d'avances. Je ne m'étendrai pas plus là-dessus. Malgré ces poncifs et les bouts de ficelle du scénario un peu trop gros, Professeur Eiji reste un manga agréable à lire. D'une part parce que les dessins sont beaux, et d'autre part parce qu'il y règne un optimisme général. L'auteur croit en l'être humain et j'y ai cru moi-même quelques instants... La trame est simple : un ancien journaliste se reconvertit en professeur pour enseigner l'anglais à des étudiants désorientés, perturbés ou manquant de confiance en eux. Le traitement de l'histoire est intéressant puisqu'il inclut des situations qui vont bien au-delà de la salle de classe ou de celle des professeurs : chaque protagoniste est approfondi (à plus ou moins grosses doses, contrairement à beaucoup de shôjô), chaque événement entraîne des actions dotées d'une morale et l'aspect psychologique est assez présent. En découle une intrigue très contemporaine : l'école et les profs sont là pour donner des leçons d'éducation et de bienséance à leurs élèves, en plus de leur enseigner leurs matières et de leur transmettre leur culture. Cela reste quand même du shôjô et le professeur s'en tire toujours avec classe. Il est beau, fort, intelligent... Quoi ? Je l'ai déjà dit ? Pourtant, c'est le meilleur résumé que j'ai pu trouver à ce manga doucereux.
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