Les élémentaires sont des êtres chargés de maintenir l’équilibre du monde. Léolia est la ville de l’air et Ryuga est un de ses habitants. Celui-ci est condamné à la prison pour avoir mené une rébellion visant à s’enfuir dans notre monde. Mais ses maîtres le libèrent et lui confient une mission : retourner sur Terre et ramener ses anciens compagnons dans leur ville d’origine.
Après de nombreux autres éditeurs, c’est Glénat qui se lance dans le Manga à la française. Via sa filiale Vents d’Ouest, on peut dire que l’éditeur grenoblois a fait les choses en grand en reprenant le format (et aussi le prix) des éditions Perfect de son catalogue (Dr Slump et Dragon Ball par exemple). Malheureusement, le contenu n’est pas à la hauteur du contenant. Pourtant, la volonté des auteurs à faire un shonen d’action classique mais efficace est palpable mais de nombreux défauts rendent la lecture hachée. A commencer par le dessin et la mise en page qui sont très inégaux. Certaines planches affichent un certain dynamisme, mais l’effet est gâché par la suivante, complètement statique et bâclée. Cette impression mitigée continue tout au long du tome.
Le scénario se révèle être plus intrigant que prévu et le tome 2 devrait nous en apprendre plus. Malgré tout, nous avons du mal à nous attacher à ces personnages fades auquel nous nous identifions peu, ce qui est vraiment dommageable dans ce genre de shonen.
Element R est donc un premier jet assez convenable, mais qui recèle de trop nombreuses erreurs de jeunesse pour réellement convaincre. Nous nous serions laissés prendre au jeu il y a de cela quelques années, mais trop de bons titres comme Dreamland, BB Project ou encore Catacombes nous ont prouvés que les français pouvaient faire mieux que de simplement copier les japonais. |