D’entrée, je vous conseille de passer votre chemin, car rien dans ce manga ne peut susciter un véritable intérêt.
D’abord, le scénario : Hayate est un jeune garçon dont les parents, complètement irresponsables et accrocs aux jeux d’argent, ont tout perdu et se sont lourdement endettés. Pour rembourser leur dette auprès des yakuzas, ils décident de vendre les organes de leur fils, et ce sans aucun remord !
Mais Hayate, suite à une série de quiproquos, sera sauvé par une jeune fille très riche. Celle-ci remboursera en effet la dette des parents d’Hayate auprès des Yakuzas, en échange de quoi le jeune garçon deviendra le majordome de la jeune fille...
Bref, sans plus s’attarder sur cette histoire, on se rend bien compte qu’elle est complètement surréaliste, grotesque. Outre le fait que les grandes lignes de l’histoire soient ridicules, les péripéties vécues par le jeune homme le sont au moins tout autant : pour ne citer qu’un exemple, celui-ci devra se battre contre un robot un peu fou dans une épreuve afin de déterminer s’il est capable d’être un bon majordome...
Enfin, pour compléter ce tableau pas très folichon, il s’avère que l’auteur réutilise tous les poncifs de la romance : on retrouve en effet dans ce manga, un trio amoureux avec la jeune fille qui aime Hayate, et Hayate qui aime la femme de chambre, qui elle-même ne semble pas être indifférente au jeune homme.
Pour ce qui est des personnages, ils sont juste totalement niais, et seule la femme de chambre s’avère tolérable. Tous les autres, dont en premier lieu la jeune fille et les yakuzas, sont ridicules. Les réactions et dialogues de chacun sont la plupart du temps affligeants...
Pour le dessin, pas de quoi casser trois pattes à un canard : le trait est simple, et les dialogues longs et ennuyeux, se chargent de remplir les cases.
Bref, tout cela pour dire qu’Hayate The Combat Butler est un manga largement dispensable : ennuyeux, grotesque et à l’humour assez lourd, il s’avère très difficile à terminer... |