Où il est question de l’arrivée tambour battant du fabuleux cinématographe à Los Angeles, sur les contreforts de la colline de Hollywood.
Où le marquis Paul de Longpré laisse sa fille traîner sur les tournages en extérieur du génial et optimiste David W. Griffith, fraîchement arrivé de New York avec sa troupe d’acteurs et de techniciens à la pointe de la modernité, et finit par accueillir tout ce petit monde dans sa magnifique propriété coloniale protégée par un luxuriant jardin entretenu avec amour.
Où Stefan Astier égaye son texte de truculentes anecdotes issues de l’autobiographie de Lillian Gish et illumine son récit de belles couleurs et de chouettes trouvailles narratives.
Où le didactique finit malheureusement par prendre le pas sur l’artistique, et où la déférence excessive de l’auteur envers son sujet relègue trop souvent la bd au rang de simple outil pédagogique.
Où pour finir, le lecteur peut prendre son pied en se régalant du prestigieux casting mis en scène dans les planches du livre, ou bien s’ennuyer en ayant l’impression d’être pris pour un lycéen qui a emprunté un bouquin au Centre de Documentation et d'Information de son établissement.
A vous de voir. |