Lady Snowblood, c'est l'histoire d'une vengeance implacable, incarnée par la belle Yuki. Cette beauté froide ne vit que pour être l'instrument de la vendetta de feue sa mère : la belle Osayo a tout perdu, son mari, son fils, son honneur et sa liberté. Finissant ses jours en prison, elle donne naissance à la petite Yuki, qui vengera sa mère, en tuant les monstres qui ont gâché sa vie.
Devenue adulte, la jeune femme traverse le Japon de l'ère Meiji (1868-1912), offrant ses services de tueuses hors-pair à ceux qui peuvent la payer, tout en traquant les tortionnaires d'Osayo.
Cette fresque historico-tragique est menée de mains de maître par son scénariste, le talentueux papa de Crying Freeman. Son personnage, initialement froid et détaché, se livre peu à peu, pour devenir une héroïne émouvante et attachante. Yuki est une tueuse, pas un monstre : elle essaye souvent de réprimer ses sentiments, mais sa bonté finit toujours par ressurgir, au beau milieu des innombrables bains de sang...
Lady Snowblood, c'est une histoire prenante, mais aussi des combats sanglants, et de l'érotisme (sensuel, pas "fan service"). Chaque scène dévoile un peu plus des nombreux dons de Yuki pour le meurtre, et c'est donc à chaque fois un délicieux spectacle !
De son côté, le dessin, bien que datant quand même de 1972, reste très agréable à suivre, avec des décors détaillés, des actions claires et fluides, et une héroïne diablement jolie.
Cette série est donc une belle expérience, triste et cruelle, mais tellement envoûtante. Si vous aimez les combats au sabre et les beauté fatales, ne passez surtout pas à côté de cette histoire ! |