Library wars est une adaptation manga de Kiiro Yumi (prépubliée dans le magazine Lala) d’une série de light novels à succès : Toshokan Sensô ("La guerre des bibliothèques", NDR) écrite par Hiro Arikawa. Le premier volume du roman sortira en septembre. En attendant le livre, que peut-on dire de son manga ?
Difficile de juger sur un seul tome. En tant que simple shôjo, Library wars nous sort (et c’est rare !) des habituelles et répétitives historiettes lycéennes. En effet, l’intrigue nous transporte au début de l’ère Seika (ne la cherchez pas, elle est fictive) dans un monde où le gouvernement cherche à contrôler la culture. De ce fait, l’armée tente de détruire les ouvrages considérés comme tendancieux. Afin de lutter contre ces abus, une brigade d’élite des bibliothèques a été créée. Notre héroïne, Iku Kasahara, rêve d’en faire partie mais se heurte vite à un entraînement et un instructeur implacables. Dynamique, drôle et original, Library wars pourrait s’inscrire dans la catégorie des shôjo sympathiques à lire.
Seulement, avec une intrigue comme celle-ci, on aurait apprécié trouver beaucoup plus de profondeur à ce premier tome. Les thèmes de la censure et de la liberté culturelle ne sont, pour le moment, guère développés et l’héroïne nous paraît parfois bien niaise. L’ensemble laisse donc un arrière-goût d’insatisfaction.
Et quand l’éditeur présente cette histoire comme « une œuvre politique-fiction, à la fois grave et prophétique, mais non dénuée d’humour, qui emprunte autant à Apleseed qu’à Fahrenheit 451. Une ode à la liberté et aux livres... », un gros doute plane. Cependant, nous pouvons espérer que les éditions Glénat n’ont pas pris à la légère leur comparaison avec Fahrenheit 451 et que la suite saura combler nos attentes ou on ne pourra que regretter une belle erreur de communication. |