C’est une honte, une ignominie ! C’est scandaleux, honteux !
C’est infâme, ahurissant, c’est révoltant ! Comment Carabas peut se comporter ainsi ?!
Que l’on mette sur pied un tribunal d’exception, que l’on dresse un prétoire, que l’on procède à l’accusation, que le jury décide et que le bourreau tranche !
De qui se moque-t-on ? Lorsqu’un éditeur songe à republier un album sous une couverture différente ; lorsqu’un autre encore ose changer de format ou de maquette ou lorsqu’un troisième enfin opte carrément pour le renouvellement d’un titre, les boucliers se lèvent comme un seul homme, les bûchers sont érigés en un clin d’œil, les pavés volent bas et les tons haut.
Mais alors, comment réagir en l’occurrence ? Comment ne pas s’indigner lorsqu’arrivé au bas de la page 38, après avoir plongé volontairement et avec délectation dans 32 splendides planches révélant un talent incroyable (le fils illégitime de Mike Mignola et Matthieu Bonhomme) sur fond d'héroïc-fantasy captivante et renouant avec la tradition*, notre lecture prend fin ?!?!?!?! Grrrrr, argggglll, gasp & sob !
Je suis fâché.
*Lire : à des années-lumière de nazebroqueries niaises mettant en scène des cruches aux courbes saugrenues aussi habillées que les scénarios sont intéressants et encore, quand on a la chance d'éviter les persos disneyens tous sortis du même moule/studio/crayon d'un infâme tâcheron acromégalique. |