Le Yéti, le monstre du Loch Ness, le Kraken, le Griffon, autant de noms qui évoquent forcément quelque chose en chacun de nous.
Dans la même famille, on trouve le Maboukou, créature fantastique qui vivrait dans une île paradisiaque des tropiques, depuis plus de 250 ans. Selon la légende, il décapiterait ses proies et leur dévorerait la tête.
Pauline, JP, Steph, Eva, Erwan et Marion n’ont aucune compétence en cryptozoologie et ne s’y intéressent aucunement. En parfaits fils et filles à papa, ils cherchent uniquement à prendre du bon temps (le lieu et le climat sont propices aux élans... physiques) et à s’offrir des vacances qui sortent de l’ordinaire : trois jours sur une magnifique île déserte avec pour seul souci de subvenir à leurs propres besoins, avec machette, loupe et hameçon, donc se la jouer façon "île de la tentation" + "Koh-Lanta". Hélas, les éliminations vont se faire soudaines et brutales.
Bâti sur une intrigue captivante, Rocher Rouge constitue un des rares albums d’horreur dans le domaine de la bande dessinée franco-belge. Si le genre est habituel au cinéma, il se fait beaucoup plus rare dans le 9e art européen. Une sorte de première ? Qu’importe, laissez-vous tenter, tous les ingrédients sont réunis ! Certes, pas de porte qui grince, de panne d’essence, de cimetière indien ni d’orage mais un huis clos traditionnel, des jeunes écervelés, de la tension, beaucoup de tension, quelques scènes gore et surtout l’habileté inspirée des auteurs pour nous égarer sur de mauvaises pistes et retourner les clichés comme on retourne les peaux de lapins écorchés.
A quand "Maboukou, second blood" ? |