Parfois les réseaux sociaux ont du bon, j’y ai connu Jean-Luc Sala et j’ai eu envie de lire une de ses œuvres. J’avais vu Spynest chez mon libraire mais je ne m’y étais pas attardé et j’ai eu tort. Parce qu’il nous livre un tout grand moment de détente bourré d’humour, d’action et de jolies filles. Que demander de plus ? Une bonne histoire évidement, et ce premier tome en est pourvu.
Imaginez Ian Flemming (le papa de Bond, James Bond) seul sur une île en train d’essayer d’écrire son premier roman et qui se replonge dans ses souvenirs quand il était espion durant la seconde guerre mondiale. Il va se retrouver embarqué avec Warren et Terry pour mettre en échec une branche ésotérique nazie, le soleil noir.
Le véritable héros de cette histoire est Terry, une très belle indienne, un croisement entre James Bond et Lara Croft. Et ce n’est pas pour en déplaire au public masculin car Christophe Alliel, lui a donné ce qu’il faut où il faut. Mais il ne s'est pas contenté de faire une belle plastique et a bien travaillé toutes ses planches, notamment pour les scènes d’action et de course poursuite.
L’histoire quant à elle est tout aussi rondement menée, elle nous fait passer un agréable moment. Tous les ingrédients d’un bon film d’espionnage sont présents, la seule différence avec 007 est que la Flemming Girl ne fait pas de la figuration et est même au cœur de l’action. Les rôles sont inversés et c’est Ian qui est plutôt un Terry Boy.
Mais pour les Fans de Mr Bond, on y apprend comment Ian a par exemple trouvé son nom. Il y a aussi pas mal de clins d'oeil sans pour autant exagérer et l'on se prend au jeu de les découvrir au fil de l'album.
En résumé c’est une très chouette introduction dans l’imaginaire des deux auteurs qui malheureusement se déguste trop vite et nous laisse sur notre faim. Mention spéciale au commandant du soleil noir que l’on croirait sorti d’une aventure d’Hellboy. J’ai été charmé par Terry et sa première aventure pleine de surprises et de gadgets. Pourvu que ça dure. |