Attention, Warning, Achtung, Attenzione : j’ai pour mission, et je l’ai acceptée, de chroniquer un comic que je n’ai pas aimé et qui ne m’était pas destiné. En effet, après avoir reçu l'album de l’adorable attachée de presse de chez Delcourt, je l’ai fissa envoyé à notre chroniqueuse parisienne qui piaffait d’impatience au vu du buzz énormissimme dont bénéficiait le bouquin. Las, un trieur de la poste indélicat a volé le précieux colis, gardant pour lui un tome 1 qui aurait fait une heureuse et me mettant dès lors dans l’embarras. Fais-je ou non cette chronique ? Par respect pour l’éditeur, je décidai de me lancer, avec un mois de retard.
Umbrella academy donc, si vous ne le savez pas encore, c’est l’histoire de 7 enfants aux pouvoirs paranormaux, adoptés par Sir Reginald Hargreeves, un "père" digne des plus sadiques moines catholiques. Adepte de l’humiliation et dénué de tendresse, il entraîne ses 7 mercenaires à combattre diverses et variées menaces dans le but de sauver le monde. Las, son inhumanité le conduit à élever un serpent en son sein.
Voisin d’un Mignola, sans en approcher le génie, manquant singulièrement d’humour et de fantasy (c’est le comble !) les auteurs nous gratifient d’un album classique, empli de tous les poncifs du genre. Le marketing alléchant autour d’Umbrella academy ne sert qu’à remplir les vides laissés par une narration confuse et auto-satisfaite. Qu’un Eisner Award couronne cet album, sorti aux USA en édition limité accompagné d'une petite figurine, reste un complet mystère.
Commercial et surfait, Umbrella academy ne ravira pas les amateurs du genre.
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