Je les vois déjà, les petits jeunes élevés au manga et aux femmes à demi-nues de chez Soleil, me dire que Vasco, ils savent qui c’est, "une espèce d’Alix ou de Ric Hochet mais au moyen-âge, quoi !".
Premièrement, bande d’incultes, Vasco c’est un italien, un vrai, brun, le regard de braise, fougueux, sensuel et qui ne dédaigne pas la donzelle. Au contraire des deux héros cités ci-dessus, Vasco couche, et pas avec n’importe qui, avec une princesse s’il vous plaît ! Eh oui, notre jeune commis banquier n’est point de ces personnages figés dans une école franco-belge pudique et pudibonde.
En outre, une aventure de Vasco, c’est toujours un pan d’histoire oubliée, des reconstitutions soignées et des décors qui peuvent se révéler époustouflants. Ici, combats réalistes (point d'affrontement gagné par 12 hommes contre 1000), stratagèmes politiques et pouvoir de l’argent sont à l’œuvre. Pour un peu, on se dit qu’entre le XIVème siècle et aujourd’hui, cela n’a pas tellement changé. Enfin, si, un peu, les femmes du XXème siècle sont plus intelligentes me semble-t-il. Car de la stupidité de la princesse Sophie dans Les sentinelles de la nuit et Ténèbres sur Venise à la passivité de Birgitt dans Les Barons, le beau sexe n'est pas idéalement représenté et c’est bien le seul bémol que j’adresserais à cette série.
Alors, sales petits techtonics, je n’ai qu’une chose à vous suggérer : au lieu de vous ennuyer sur vos livres d’histoires, suivez les yeux bleus de Vasco dans cette période trouble du moyen-âge. Un petit effort, vous ne le regretterez pas.
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