C’est désormais une tradition : le dernier week-end du mois de janvier de chaque année a lieu le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême. Cette année donc, et pour la trente-septième fois consécutive, Angoulême a reçu les professionnels et les amoureux de la BD dans son bien humide giron. Car oui, en janvier à Angoulême, il pleut. Il y a du vent, une éclaircie passagère et encore de la pluie. Vous me direz, c’est un comble pour le festival d’un média dont l’essentiel de la diffusion se fait sur papier, et je vous répondrai oui mais c’est comme ça. Ceux qui ont déjà fait leur baptême du festival d’Angoulême savent que la pluie et le vent font partie du décorum, au même titre que les expositions de l’hôtel de ville et les Bulles qui abritent l’essentiel des festivaliers.
Bienvenue donc au Festival d’Angoulême qui malgré le mauvais temps a fait le nécessaire pour égayer les rues dans lesquelles vous pouviez vous faire prendre en photo avec Léonard et son disciple, où les apparitions féminines vont toujours par trois, qu’il s’agisse de grosses dondons excentriques et exubérantes ou de charmantes échassières tout droit sorties du Cirque du Soleil, où vous pouviez enfin apprendre tout ce que vous aviez toujours voulu savoir sur les Tuniques Bleues sans jamais oser le demander, et où vous pouviez également vous faire arnaquer. En toute connaissance de cause d’une part avec des paninis et des hot-dogs qui coûtent un œil, et de manière plus pernicieuse avec le prix d’entrée prohibitif du festival qui atteignait les quatorze euros cette année. Une couleuvre un peu dure à avaler quand on sait que le bracelet qui sert de passe ne donne aucun autre droit que celui de pénétrer dans les différentes bulles.
Mais bon, ne nous laissons pas aigrir avant même d’avoir vu quoi que ce soit. Et pour commencer ce petit tour d’horizon du festival d’Angoulême hors week-end (toutes les photos ont été prises le jeudi 28 et le vendredi 29 janvier). Voici un petit aperçu de ce que l’on pouvait voir dans les rues : |