Dans le cadre de la collection de Futuropolis, en collaboration avec le Louvre, cinq auteurs voient leurs travaux originaux exposés dans la salle de la Maquette du célèbre musée. L’intention est louable puisque cela va permettre au grand public qui passerait par le donjon de découvrir un autre aspect de la bande dessinée, plutôt que de ne connaître que les albums d’humour ou les “best-sellers” trop classiques et ancrés dans des codes vieux de trente ans.
Et pourtant, j’ai été déçue... Même si la scénographie est de Marc-Antoine Mathieu, dont les albums sont extrêmement atypiques et particulièrement intéressants d’un point de vue narratif, l’ensemble m’a laissée dubitative. Certes, il est agréable de voir les planches de De Crécy (qui semble être un dessinateur de génie tant ses planches sont propres), de découvrir les petits tracas sur celles de M.-A.Mathieu, et pourquoi pas de comparer le travail entre les crayonnés de Liberge et ses planches définitives, et, éventuellement, de jeter un œil aux œuvres d’Yslaire. Mais ça s’arrête là. La pièce est plutôt sombre et, même si je bénis le muséographe qui a enfin su faire une expo avec une lumière sous les planches et non pas au-dessus des vitres, on en a vite fait le tour. |